Ce qu'Abou Dhabi confirme, ce que Netanyahou affirme, et ce que le sultanat d'Oman refuse de dire
Le procureur général des Émirats arabes unis a qualifié d'acte terroriste l'attaque à la hache menée par le copilote du vol Flydubai FZ1073 contre son commandant. Benjamin Netanyahou parle de djihad avant la fin de l'enquête. Entre les deux, une question embarrassante pour un troisième acteur, resté muet depuis trois jours, le sultanat d'Oman, qui avait lui-même écarté ce pilote pour radicalisation avant qu'il ne soit recruté sur la ligne la plus sensible du Golfe.
Le Boeing 737 venait de passer 34 000 pieds lorsque tout a basculé. Un copilote s'empare de la hache de secours du cockpit, frappe son commandant à la tête et aux bras, et tente de prendre seul les commandes. L'appareil décroche, perd environ 14 000 pieds en quelques minutes, sa gouverne de direction est arrachée par la violence de la manœuvre. Au sol, des centaines de kilomètres plus bas, personne ne sait encore qu'un vol reliant Dubaï à Tel-Aviv vient de frôler la catastrophe aérienne la plus grave de la décennie dans le ciel du Golfe.
C'était le mercredi 30 septembre. Trois jours plus tard, samedi 3 octobre, le procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi, a tranché publiquement, cité par l'agence officielle émirienne WAM, le geste du copilote constitue une tentative d'acte terroriste. Le conseiller diplomatique du président émirien, Anwar Gargash, a repris le terme auprès de l'agence Associated Press, parlant d'un dangereux acte terroriste. Entre ces deux déclarations officielles et celle, plus tranchante encore, de Benjamin Netanyahou évoquant un endoctrinement islamiste radical, s'étend une zone d'ombre que l'enquête n'a pas encore comblée, et que le sultanat d'Oman, patrie du suspect, s'abstient scrupuleusement d'éclairer.
Ce que l'enquête établit, ce qu'elle ne fait encore qu'affirmer
Le fait matériel n'est plus contesté par personne. Un pilote en exercice a attaqué son commandant avec l'instrument prévu pour dégager les victimes d'un incendie en vol, et a tenté de faire chuter un avion de ligne. Le commandant, l'Indien Smit Machchhar, grièvement blessé à la tête et aux bras, est parvenu à ouvrir la porte du cockpit avant de s'effondrer. Des passagers et des pilotes de réserve présents à bord ont alors maîtrisé l'assaillant, selon le récit recoupé par plusieurs correspondants présents à bord et relayé notamment par CNN. L'appareil s'est posé en urgence à Tabouk, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite.
Ce que l'enquête n'a pas encore établi, en revanche, c'est le mobile. Le procureur émirien évoque des circonstances, des motifs et des liens à déterminer, pas des liens déjà identifiés. Le procureur général a formé une équipe spécialisée d'enquête, et selon l'agence de presse émirienne, les enquêteurs ont été chargés d'établir les faits et les motifs, et de déterminer spécifiquement si l'incident impliquait une activité ou un objectif terroriste, une planification préalable ou une direction extérieure. L'écart entre ce vocabulaire prudent et celui de Benjamin Netanyahou, qui a affirmé dès jeudi sur Fox News que le suspect avait subi un endoctrinement islamiste radical sans en détailler la source, n'est pas un détail de communication. Lorsque l'agence Associated Press a demandé au bureau du premier ministre israélien comment il savait que le copilote avait suivi un tel endoctrinement, la réponse a été un refus de commenter.
Un pilote déjà signalé, recruté quand même
C'est là que le dossier prend un tour embarrassant pour au moins trois institutions. Le copilote a été identifié par plusieurs médias américains, dont l'agence Associated Press et la chaîne ABC News, comme étant Hamam al-Hammami, un Omanais de 29 ans. Selon des sources des services de renseignement et des forces de l'ordre américaines citées par ABC News, alors qu'il effectuait sa formation de copilote stagiaire chez Oman Air en 2024, il a été trouvé en possession de matériel extrémiste, et a été autorisé à continuer de travailler pour la compagnie dans un poste administratif plutôt que d'être licencié.
CBS News apporte un détail supplémentaire qui n'avait pas encore circulé, une surveillance menée par le gouvernement omanais aurait révélé qu'il consultait des sites radicaux, et qu'il aurait publié une vidéo montrant des avions de la compagnie israélienne El Al à Dubaï, suivie d'une photo d'Ayman al-Zawahiri, l'ancien chef d'Al-Qaïda tué par une frappe de drone américaine en 2022. Al-Hammami a ensuite quitté Oman Air pour Dubaï, où Flydubai l'a embauché sans le vérifier auprès du gouvernement omanais, toujours selon CBS News.
Le développement le plus lourd de conséquences est venu samedi de l'agence Associated Press, confirmé séparément par plusieurs sources. Al-Hammami, transféré jeudi d'Arabie saoudite vers les Émirats arabes unis, coopérerait avec les autorités chargées de l'enquête et aurait indiqué que son intention était de faire s'écraser l'appareil en Israël, selon des sources proches de l'enquête citées par ABC News. Si cet aveu se confirme formellement dans le dossier judiciaire émirien, il transforme la qualification de tentative en intention documentée, et retire tout argument à ceux qui évoquaient une simple altercation entre pilotes.
Reste la question posée depuis jeudi par le Wall Street Journal, relayée par Ynet et l'agence Associated Press, les autorités omanaises avaient interdit ce pilote de vol en raison d'inquiétudes sur sa radicalisation, mais Flydubai l'a tout de même affecté à la ligne la plus surveillée du Golfe. Il reste difficile de savoir si Oman a partagé ces inquiétudes avec d'autres gouvernements ou compagnies aériennes, et la nature précise de la radicalisation alléguée du copilote n'a pas été divulguée. Un porte-parole des Émirats a refusé de discuter du passé du suspect en Oman, affirmant que les autorités ne voulaient pas préjuger de l'enquête ni interférer avec elle, selon Ynet.
Pourquoi Abou Dhabi a parlé vite, et pourquoi Israël a parlé plus vite encore La célérité de la qualification émirienne n'a rien d'accidentel. Flydubai appartient au gouvernement de Dubaï, et la liaison Dubaï-Tel-Aviv compte parmi les réalisations les plus concrètes des accords d'Abraham signés en 2020. En nommant l'acte terroriste et en circonscrivant la responsabilité à un individu, Abou Dhabi affiche sa solidarité avec Israël tout en détournant l'attention de son propre système de vérification des équipages.
Côté israélien, la rapidité du discours de Benjamin Netanyahou répond à un calendrier intérieur tendu. L'incident survient une semaine avant l'anniversaire de l'attaque du 7 octobre 2023, et à quelques semaines d'une élection où la sécurité et les défaillances du 7 octobre occupent une place centrale, relève l'agence Associated Press. Le premier ministre a lui-même reconnu une faille dans le dispositif censé protéger les vols à destination d'Israël. Netanyahou a expliqué au média Fox que le suspect avait apparemment profité d'une faille dans les règles de l'aviation israéliennes, qui interdisent normalement aux pilotes de pays sans relations diplomatiques avec Israël de voler vers le pays, ce qui est le cas d'Oman. Une porte-parole du bureau du premier ministre a confirmé à l'agence Associated Press que les informations sur l'équipage sont transmises aux autorités israéliennes avant chaque vol, laissant entière la question de savoir pourquoi la nationalité omanaise du copilote n'a déclenché aucune alerte.
Le silence calculé de Mascate
Trois jours après l'attaque, le gouvernement omanais n'a toujours émis aucune déclaration publique. Il n'a ni confirmé la nationalité de son ressortissant, ni commenté l'interdiction de vol rapportée par la presse américaine. Un porte-parole de Flydubai a indiqué par courriel ne pouvoir commenter au-delà de ses communiqués officiels, reconnaissant qu'il restait de nombreuses questions à ce stade, tandis qu'aucun commentaire immédiat n'est venu d'Oman Air, le gouvernement omanais n'ayant pas répondu. Sollicité par l'agence Bloomberg, Oman n'a pas davantage réagi.
Le magazine indien The Week, citant des analystes israéliens, décrit une approche strictement calculée de la part de Mascate, un silence qui tient à l'incertitude persistante sur le mobile de l'attaquant, et au fait que si l'homme s'avère avoir agi seul, le sultanat pourra condamner l'acte sans avoir à s'expliquer sur ses propres manquements. Mascate maintient un silence prudent et ne confirme même pas la citoyenneté du copilote, mais selon les informations fournies par Israël, il est bien omanais, et Mascate participerait à l'enquête internationale sur l'affaire, selon des médias hébraïques. Côté saoudien, la chaîne israélienne Channel 12 rapporte que Riyad entend mener sa propre enquête de façon indépendante, sans y associer formellement les services israéliens, ce qui porte désormais à au moins quatre le nombre de juridictions enquêtant en parallèle, sans qu'aucune coordination publique unique n'ait été annoncée entre elles.
Cette prudence a une logique géopolitique limpide. Oman n'entretient aucune relation diplomatique avec Israël, cultive des liens étroits avec Téhéran et s'est imposé ces derniers mois comme médiateur central entre Washington et l'Iran, rappelle l'agence de presse juive américaine JTA. Une enquête qui établirait une filière iranienne, ou qui révélerait que le sultanat connaissait le danger sans avoir alerté ses partenaires, placerait Mascate dans une position diplomatiquement intenable.
L'extrémisme omanais que l'on tait rarement par hasard
Le silence officiel de Mascate sur ce dossier précis contraste avec la vigueur d'un autre acteur omanais, pourtant institutionnel lui aussi, le grand mufti du sultanat, cheikh Ahmed bin Hamad al-Khalili, en poste depuis 1975 par décret royal. Ce silence du gouvernement n'efface pas un climat documenté depuis plusieurs années par la presse spécialisée du Golfe.
Al-Khalili a publiquement salué la saisie par les Houthis d'un cargo en mer Rouge, écrivant sur son compte X qu'il soutenait le djihad des rebelles et appelant l'ensemble du peuple yéménite à se rallier autour de ce grand principe religieux au soutien des opprimés, selon le média The Arab Weekly. Le même média précise que des proches du dossier omanais excluent qu'une telle prise de position relève d'une initiative individuelle et spontanée de la part d'un haut fonctionnaire de l'État, estimant que cette liberté de ton accordée au mufti sert aussi de soupape pour canaliser les sentiments d'une opinion publique conservatrice. Après la visite de Benjamin Netanyahou dans la région, une vidéo du mufti a circulé, citant un verset coranique pour affirmer que courtiser des ennemis est contraire à la charia, une séquence présentée comme fuitée alors qu'elle avait en réalité été publiée sur son propre compte officiel.
Plus récemment, al-Khalili a mis en garde contre toute normalisation avec Israël, la qualifiant de marché perdant conclu avec une autorité expirée, selon le média The New Arab, estimant à plusieurs reprises depuis les accords d'Abraham de 2020 que nouer des liens avec l'occupation sioniste représente une trahison de la nation. Selon l'agence de presse juive américaine JTA, il a également qualifié l'attaque israélienne contre l'Iran d'agression américano-sioniste traîtresse.
Le mufti n'a pas cantonné ce registre à la seule question des Houthis ou de la normalisation. Depuis le déclenchement de la guerre à Gaza en octobre 2023, il a décrit la résistance menée depuis l'enclave comme l'une des plus grandes formes de djihad pour la cause de Dieu, selon The New Arab, et a appelé les nations islamiques à prendre une position concrète aux côtés des Palestiniens plutôt qu'à se satisfaire de prières symboliques. Ce vocabulaire du djihad, assumé publiquement par la plus haute autorité religieuse du sultanat, n'a jamais été démenti ni recadré par le gouvernement omanais, qui le laisse prospérer sans jamais s'en désolidariser publiquement. C'est précisément ce silence sélectif, religieux quand il s'agit de Gaza ou des Houthis, total quand il s'agit du copilote du FZ1073, qui interroge.
Ce climat ne se limite pas à la rhétorique. Le département du Trésor américain a sanctionné en janvier 2026 plusieurs sociétés basées en territoire omanais pour leur rôle dans le financement et l'approvisionnement en armes des Houthis. Parmi les réseaux de sociétés écrans utilisés par les Houthis pour transporter des armes et du matériel militaire au Yémen figure la société Wadi Kabir, dont des représentants ont tenté en 2022 de faire passer en contrebande 52 missiles antichars Kornet dissimulés dans de faux générateurs électriques, depuis Oman jusqu'aux Houthis à Sanaa, avant d'être interceptés par les autorités du gouvernement yéménite reconnu internationalement. La société omanaise Rabya for Trading, à la demande de son directeur et bénéficiaire omanais Ameen Hamid Mohammed Dahan, a utilisé un entrepôt situé dans la zone franche d'Al-Mayzunah en Oman pour aider Wadi Kabir à dissimuler ces missiles antichars destinés au Yémen.
Le Panel d'experts des Nations unies sur le Yémen documente depuis plusieurs années l'existence d'une route terrestre passant par le territoire omanais. En 2025, la route terrestre omanaise demeure un conduit primaire pour la contrebande d'armes, malgré le renforcement des contrôles par les autorités omanaises et la pression de leurs alliés, les experts onusiens signalant que les points de passage frontaliers de Chahn et de Sarfit, entre Oman et le Yémen, sont régulièrement utilisés pour faire entrer du matériel à usage militaire. Un rapport antérieur du même panel précisait déjà qu'un réseau d'individus liés aux Houthis au Yémen et en Oman recrute des équipages, facilite leurs déplacements en territoire sous contrôle gouvernemental et organise véhicules et embarcations. Il faut cependant noter une nuance essentielle que ces rapports eux-mêmes soulignent, le renforcement des contrôles omanais est documenté en parallèle de la persistance du trafic, ce qui distingue la responsabilité de réseaux criminels opérant depuis le sol omanais de celle, non établie à ce jour par aucune source indépendante, d'une politique d'État délibérée.
Ce faisceau de faits ne permet pas d'établir un lien de causalité direct avec l'attaque du FZ1073. Mais il dessine un contexte que la communication officielle du sultanat, centrée sur le silence, ne permet justement pas de mesurer. Un haut responsable religieux de l'État appelle au djihad houthi et qualifie Israël d'entité expirée, pendant que des réseaux logistiques basés sur le même territoire sont sanctionnés par Washington pour contrebande d'armes vers un mouvement que les États-Unis désignent comme terroriste, et qu'un pilote jugé par Oman Air lui-même suffisamment dangereux pour être écarté du cockpit se retrouve, deux ans plus tard, aux commandes d'un vol pour Israël. La question n'est pas de savoir si Mascate a orchestré quoi que ce soit, aucun élément ne le suggère. La question est de savoir pourquoi un climat documenté depuis des années par la presse régionale n'a, à ce jour, produit aucune révision visible des pratiques de contrôle.
CHRONOLOGIE ET CHIFFRES CLES
30 septembre 2026, 7h05 (heure des Émirats) - décollage du vol FZ1073, Dubaï-Tel-Aviv En vol, le copilote attaque le commandant à la hache de secours et tente de prendre les commandes, l'appareil perd environ 14 000 pieds, la gouverne de direction est arrachée Atterrissage d'urgence à Tabouk, Arabie saoudite, après intervention de passagers et de pilotes de réserve 1er octobre 2026 - transfert des deux pilotes vers Abou Dhabi, ouverture d'une enquête formelle émirienne, Flydubai suspend l'ensemble de ses vols vers Israël 3 octobre 2026 - le procureur général émirien Hamad Saif Al Shamsi qualifie l'acte de tentative terroriste 174 passagers et 8 membres d'équipage, soit 182 personnes à bord selon le ministère saoudien de l'Intérieur 2024 - Oman Air écarte le suspect, alors stagiaire copilote, après découverte de matériel extrémiste en sa possession
29 ans, âge du suspect, Hamam al-Hammami, ressortissant omanais
Ce que disent, et ne disent pas, les mis en cause
Flydubai s'en tient depuis trois jours à la même formule, répétée samedi encore à l'agence Emirates 24|7, la compagnie reconnaît qu'il reste de nombreuses questions à ce stade, mais affirme réaffirmer son plein soutien à l'enquête en cours et rester en contact étroit avec les agences gouvernementales et les régulateurs compétents. Aucune réponse n'a en revanche été apportée à la question centrale que pose l'affaire, quelle vérification la compagnie a-t-elle réellement menée avant d'affecter un pilote écarté par une compagnie concurrente du même Golfe sur l'une de ses lignes les plus sensibles.
Le gouvernement omanais, de son côté, n'a produit aucune déclaration officielle, qu'il s'agisse de confirmer l'identité de son ressortissant, de commenter son passé chez Oman Air, ou de préciser s'il a partagé ses inquiétudes avec d'autres autorités. Les Émirats arabes unis ont choisi une ligne différente, celle de la transparence calibrée, nommant le crime sans nommer encore ses causes, et refusant explicitement de commenter le passé omanais du suspect au nom de la préservation de l'enquête.
Côté indien, le gouvernement a pris une posture opposée, celle de la mise en avant du courage individuel. Le premier ministre Narendra Modi a personnellement appelé le commandant Smit Machchhar, hospitalisé à Abou Dhabi, saluant son courage et sa présence d'esprit selon franceinfo.
« Si je ne me relevais pas, les passagers allaient tous mourir. »
Smit Machchhar, commandant du vol FZ1073
Ce que l'enquête a déjà figé, et ce qu'elle laisse encore ouvert
Trois jours après les faits, un socle de certitudes s'est constitué. Le procureur émirien a retenu la qualification de tentative d'acte terroriste. Flydubai a suspendu l'intégralité de ses liaisons avec Israël dès le 1er octobre, le temps que l'enquête établisse les responsabilités. Et selon des sources proches du dossier citées par ABC News, le suspect aurait lui-même reconnu avoir voulu précipiter l'appareil au sol en territoire israélien, un aveu qui, s'il figure formellement au dossier judiciaire, ferme la porte à l'hypothèse d'une simple querelle de cockpit déjà avancée dans les premières heures par des sources sécuritaires israéliennes citées par CNN.
Ce que ce socle ne dit pas, en revanche, c'est la chaîne de responsabilités qui a permis à un homme écarté pour détention de matériel extrémiste de se retrouver, deux ans plus tard, aux commandes d'un vol vers Israël. Ni Oman Air, ni Flydubai, ni le gouvernement omanais n'ont expliqué pourquoi cette information n'a pas circulé, ou pourquoi elle n'a pas été exigée au moment de l'embauche. C'est sur ce point précis, et non sur la qualification pénale de l'acte lui-même, que porteront les prochaines semaines d'enquête, à mesure que les quatre juridictions concernées, émirienne, saoudienne, israélienne et américaine, compareront leurs éléments sans qu'Oman ait, à ce jour, annoncé y participer autrement que par un silence qui vaut déjà réponse.






