Une fillette de dix-huit mois est morte mercredi après-midi en Moselle, écrasée par le véhicule familial que manœuvrait son propre père dans l'enceinte d'un camping. Le parquet de Sarreguemines qualifie la collision de fortuite et n'envisage, à ce stade, aucune poursuite.
La famille venait tout juste d'arriver de Stuttgart. Elle n'avait pas encore posé ses valises. En quelques secondes, un réajustement de parking entre deux bungalows a tué la cadette du foyer - dix-huit mois, la plus petite de quatre enfants.
Un terrible accident s'est produit le mercredi 2 septembre, vers 14 h 15, à l'entrée du camping Capfun de la Tensch, à Grostenquin en Moselle. Une enfant âgée de dix-huit mois est morte après avoir été écrasée durant une manœuvre du véhicule conduit par son père, alors qu'elle avait échappé à la surveillance de ce dernier.
La famille - deux parents, un enfant de sept ans, deux jumeaux de quatre ans et la petite fille de dix-huit mois - venait de quitter Stuttgart, en Allemagne, pour des vacances au bord de l'étang de la Tensch. À peine installés, les parents demandèrent à changer d'emplacement. Le père prit le volant du SUV familial pour rejoindre le nouveau bungalow, tandis que la mère restait dans le premier logement encore occupé.
« Circonstances fortuites » - ce que dit le parquet
Selon le procureur de Sarreguemines, Olivier Glady, c'est précisément ce changement de mobil-home qui a conduit au déplacement du véhicule. La petite fille échappa alors à la surveillance parentale pendant quelques minutes - et c'est dans cet intervalle que le drame se produisit.
La victime ainsi que ses trois frères avaient d'abord été tenus à l'écart de la voiture. « Mais la petite bande s'est finalement inopinément rapprochée et la collision s'est produite dans des circonstances fortuites », précisa le procureur dans son communiqué.
Le magistrat a qualifié la manœuvre elle-même de « banale ». L'enfant serait parvenue à sortir d'un « petit enclos pour bébé », ce qui lui permit d'échapper à la vigilance des adultes.
C'est à ce moment précis que la cadette se dirigea brusquement vers le véhicule. Elle tomba sous les roues et décéda sur le coup, sans que rien ne pût être fait.
Des secours rapidement dépassés
D'importants moyens de secours furent dépêchés sur place - les sapeurs-pompiers de Morhange et d'Albestroff ainsi que le SMUR de Forbach. Les équipes tentèrent de réanimer la fillette, sans succès.
Les gendarmes procédèrent à des dépistages toxicologiques et d'alcoolémie sur le père, qui se révélèrent négatifs. Une enquête de la brigade de Grostenquin fut ouverte afin d'établir les circonstances exactes du drame, tandis que le père, trop sous le choc le soir du drame, devait être auditionné le lendemain.
Aucune poursuite ne devrait être engagée, selon les informations disponibles au moment de la publication, les faits devant être requalifiés en accident domestique.
Au fil des auditions, une cellule de soutien psychologique à destination de la famille fut mise en place à l'initiative du 115. Les parents, tout juste arrivés dans ce camping mosellan pour des vacances qui s'annonçaient paisibles, se retrouvèrent à affronter un deuil brutal - et la communauté du camping, témoin du drame survenu à quelques mètres seulement de l'accueil, demeura elle aussi sous le choc.
CE QUE DIT LE PARQUET DE SARREGUEMINES
Le procureur Olivier Glady a communiqué par écrit le 3 septembre 2026.
La manœuvre est qualifiée de « banale » - le rapprochement des enfants vers le véhicule est décrit comme « inopiné » et la collision comme survenue dans des « circonstances fortuites ».
Les dépistages d'alcoolémie et de stupéfiants réalisés sur le père se sont révélés négatifs.
Une enquête reste ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Grostenquin pour établir les circonstances exactes.
Aucune poursuite pénale n'est envisagée à ce stade - une requalification en accident domestique est attendue.






