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Au dernier étage de Belleville, un appartement devenu poudrière

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Des mortiers d'artifice stockés dans un appartement du 20e ont transformé un incendie ordinaire en chaos pyrotechnique. Un homme de 23 ans en garde à vue, cent personnes évacuées, une enquête ouverte.

Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2026, un violent incendie s'est déclaré dans le quartier de Belleville, au 12e et dernier étage d'un immeuble de la rue des Couronnes, dans le 20e arrondissement de Paris. Ce qui aurait pu rester un sinistre banal a viré au spectacle pyrotechnique incontrôlé : des mortiers et feux d'artifice étaient entreposés dans le logement, provoquant une série de détonations qui ont transformé l'incendie en un spectacle aussi inattendu qu'inquiétant.

Selon la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, contactée par Le Parisien, l'alerte est donnée aux alentours de 23 heures. Un impressionnant panache de fumée noire, visible depuis plusieurs quartiers de la capitale, a rapidement alerté les riverains. Sur leurs balcons, dans les cours intérieures, les habitants du quartier ont d'abord cru à un incident ordinaire.

Puis les détonations ont commencé.

Un appartement de 80 m² transformé en poudrière

Selon une riveraine, le logement abritait un stock de pièces pyrotechniques destinées à un mariage à venir. Sous l'effet de la chaleur, ces engins ont commencé à s'embraser puis à exploser les uns après les autres. Les détonations, entendues dans tout le quartier, ont d'abord semé la confusion parmi les habitants venus observer la scène depuis leurs balcons.

Des gerbes d'étincelles et des fusées jaillissaient des fenêtres, filmées par de nombreux témoins et largement partagées sur les réseaux sociaux. Un large périmètre de sécurité a été immédiatement installé autour de l'immeuble. Impossible de prévoir quand et où la prochaine explosion surviendrait tant que le stock pyrotechnique n'était pas totalement consumé. Les secours ont avancé avec prudence, conscients que chaque mortier restant pouvait encore partir sans prévenir.

La Brigade de sapeurs-pompiers de Paris a déployé des moyens importants pour venir à bout de l'incendie : 23 véhicules et 90 sapeurs-pompiers ont été mobilisés. Vers minuit, la préfecture de police a indiqué au Figaro que les flammes étaient "circonscrites" mais que l'intervention "se poursuit".

L'appartement de 80 m² a été entièrement détruit. Trois personnes ont été légèrement blessées. Selon une source policière citée par TF1 Info, le logement était occupé par une mère de famille et ses deux fils. Trois personnes légèrement touchées ont été transportées à l'hôpital en urgence relative.

Un homme de 23 ans interpellé, une enquête ouverte

Un incendie s'est déclaré mardi soir au dernier étage de l'immeuble, où étaient stockés des mortiers d'artifice. Une centaine d'habitants ont été évacués et trois personnes légèrement blessées. Un homme de 23 ans a été interpellé et placé en garde à vue, selon le JDD et TF1 Info. Il s'agirait de l'un des fils de la famille occupant l'appartement sinistré, selon une source policière.

Une centaine de résidents ont dû quitter l'immeuble HLM géré par Paris Habitat. Quatorze familles dont les logements avaient été inondés par les lances à eau des pompiers ont été relogées par le bailleur social. À 2 h 50, la majorité des habitants évacués avaient pu réintégrer leur domicile - à l'exception des résidents des trois derniers étages, dont l'appartement sinistré au douzième.

Un chat aurait péri au 11e étage, selon une habitante.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du départ de feu. Elle devra également établir pourquoi une telle quantité d'engins pyrotechniques était entreposée dans ce logement, en infraction probable avec les règles de stockage en vigueur. Car la dimension légale de cette affaire est précise : l'utilisation de mortiers en France est réservée aux artificiers professionnels, titulaires d'un certificat de niveau de qualification C4. Ceux de la catégorie F4, dont relèvent les mortiers d'artifice, ne peuvent être vendus qu'à des professionnels agréés. Stocker de tels engins dans un appartement HLM du 12e étage constitue, en l'état des premières constatations, une infraction manifeste à ce cadre légal.

« Aucun coup de feu. Aucune attaque. Un stock de mortiers pour un mariage, un appartement vide, et cent personnes dehors dans la nuit. »

Source policière citée par Actu17

CE QUE DIT LA LOI SUR LES MORTIERS D'ARTIFICE

Les mortiers d'artifice relèvent de la catégorie F4, réservée aux professionnels agréés (loi Sécurité globale du 25 mai 2021).

Leur vente, détention et utilisation par des particuliers sont interdites sur le territoire français.

En cas d'incendie provoqué par leur usage illégal, les peines encourues peuvent atteindre dix ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende (code pénal, violences involontaires aggravées).

L'enquête ouverte devra déterminer la provenance de ce stock et les conditions de son entreposage dans un logement social.

Par la rédaction • L'Appel · L'Appel
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