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Cinq millions d'enfants, trois millions de familles, un virement calé pile avant les cartables et les baskets neuves : l'allocation de rentrée scolaire tombe ce mardi 18 août.

Sept cent trente-huit euros en moyenne l'an dernier, rien qu'en Meurthe-et-Moselle. Un tiers du budget annuel de scolarité d'un enfant, selon la Caisse nationale elle-même.

Un virement qui tombe la veille de la rentrée

Dans les cuisines où l'on recompte les tickets de caisse avant d'ouvrir le porte-monnaie pour les fournitures, ce mardi 18 août a une date cochée depuis des semaines. C'est le jour où les cent une Caisses d'allocations familiales de France versent l'allocation de rentrée scolaire à près de trois millions de familles, pour environ cinq millions d'enfants, en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Les allocataires de La Réunion et de Mayotte l'ont, eux, déjà perçue depuis le 4 août.

À l'échelle d'un seul département, celui de Meurthe-et-Moselle, la Caf a versé l'an dernier cette aide à vingt-six mille huit cent vingt-neuf foyers, pour un montant global de vingt virgule zéro cinq millions d'euros - soit une moyenne de sept cent trente-huit euros par foyer bénéficiaire.

Combien reçoivent les familles, selon l'âge de l'enfant

Le montant de l'allocation, revalorisé au premier avril, progresse cette année de zéro virgule huit pour cent par rapport à la rentrée précédente - un peu plus de trois euros de plus pour les plus jeunes, près de quatre euros de plus pour les lycéens. Pour la rentrée 2026, l'aide s'échelonne ainsi : quatre cent vingt-six euros et quatre-vingt-sept centimes par enfant de six à dix ans ; quatre cent cinquante euros et quarante et un centimes de onze à quatorze ans ; quatre cent soixante-six euros et deux centimes de quinze à dix-huit ans. À Mayotte, où les montants sont calculés selon le niveau de scolarité plutôt que l'âge, l'aide s'élève à quatre cent vingt-neuf euros et un centime en primaire, quatre cent cinquante-deux euros et soixante-sept centimes au collège, et quatre cent soixante-huit euros et trente-six centimes au lycée.

Qui peut en bénéficier, et jusqu'à quel revenu

L'aide reste réservée aux familles dont les ressources ne dépassent pas un plafond qui varie selon le nombre d'enfants à charge - calculé, pour la rentrée 2026, sur la base des revenus déclarés en 2024. Le plafond s'établit à vingt-huit mille neuf cent cinquante-six euros pour un enfant à charge, trente-cinq mille six cent trente-huit euros pour deux enfants, quarante-deux mille trois cent vingt euros pour trois enfants, et quarante-neuf mille deux euros pour quatre enfants. Les enfants concernés doivent être nés entre le seize septembre 2008 et le trente et un décembre 2020, ou être plus jeunes mais déjà scolarisés en CP.

« Sans l'ARS, deux familles sur trois auraient dû renoncer à certains achats pour leurs enfants »

- étude de la Cnaf auprès de 2 000 foyers bénéficiaires

Ce qui est automatique, et ce qui ne l'est pas

Pour les enfants âgés de six à quinze ans, rien à faire : la Caf verse automatiquement l'allocation aux familles allocataires déjà éligibles, sans démarche supplémentaire. Passé cet âge, la logique change. Pour les jeunes de seize à dix-huit ans, la scolarité n'étant plus obligatoire, les familles doivent déclarer en ligne, via l'espace « Mon compte » du site caf.fr ou l'application « Caf - Mon Compte », que leur enfant est toujours scolarisé, étudiant ou en apprentissage à la rentrée - une démarche que la Caf signale par mail ou courrier dès le mois de juillet, et qu'il vaut mieux effectuer avant la rentrée pour percevoir l'aide à temps. Les familles dont l'enfant entre en CP avant ses six ans doivent, elles, transmettre un certificat de scolarité. Quant aux foyers non allocataires qui pensent pouvoir prétendre à l'aide, ils doivent prendre contact directement avec leur Caf.

Un tiers du budget scolaire d'un enfant, selon la Cnaf

Une étude de la Caisse nationale des allocations familiales, menée fin 2022 auprès de deux mille foyers bénéficiaires, replace cette allocation dans une réalité budgétaire plus large : les familles consacrent en moyenne mille trois cent quinze euros par enfant et par an à sa scolarité, dont près de quatre cents euros rien que pour les achats de la rentrée. L'allocation représente donc, à elle seule, environ un tiers de cette dépense annuelle. Elle n'est par ailleurs pas imposable et n'entre pas dans le calcul du revenu fiscal de référence utilisé pour d'autres aides sociales.

Par la rédaction • L'Appel · L'Appel
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