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Des documents policiers internes révèlent des menaces à la bombe visant Lionel Messi

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Selon des documents internes du Centre international de coopération policière consultés par la presse espagnole, plusieurs joueurs, un arbitre français et une sélection entière ont été la cible de menaces pendant la Coupe du monde 2026.

Selon des documents internes du Centre international de coopération policière (IPCC), consultés par le quotidien espagnol Información et cités depuis par plusieurs médias, Lionel Messi aurait été la cible de plusieurs menaces durant la Coupe du monde 2026, dont deux impliquant explicitement des explosifs. Aucun de ces éléments n'a toutefois été confirmé dans une déclaration officielle du FBI, qui coordonnait ce centre de sécurité aux côtés de partenaires internationaux.

L'origine de l'information, un point à ne pas confondre

Le FBI a bien publié, le 25 juin 2026, un article officiel détaillant le fonctionnement de l'IPCC, ce centre spécialisé reliant les services de police et de renseignement de plus de 40 pays à l'ensemble des stades du Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le 23 juillet, un second bilan officiel du Bureau affirmait que la sécurité de la compétition s'était achevée sans incident majeur, avec près de 5000 agents et 59 équipes de sécurité mobilisés.

Aucun de ces deux textes officiels ne mentionne cependant Lionel Messi, une quelconque menace à la bombe, ni un fusil de type AR-15. Les informations relatives à ces épisodes ne proviennent pas d'une communication publique du FBI, mais de documents internes de l'IPCC que le journal Información affirme avoir consultés, une distinction que la rédaction juge essentielle avant toute publication.

Dallas, avant Argentine-Jordanie

Selon la version rapportée par plusieurs médias à partir des documents cités par Información, l'aéroport de Dallas aurait reçu un appel, avant le match entre l'Argentine et la Jordanie, d'un homme affirmant se diriger vers le stade avec deux complices. L'appelant aurait revendiqué la possession de bombes artisanales et d'un fusil de type AR-15, avec l'intention de viser des policiers et des joueurs des sélections, en citant nommément Lionel Messi.

Atlanta, la menace aux « quatre bombes »

L'épisode le plus spectaculaire se serait produit lors du match entre l'Argentine et l'Égypte à Atlanta. Un message publié sur le réseau X aurait annoncé l'intention de son auteur de pénétrer dans le stade pour faire exploser Lionel Messi à l'aide d'explosifs attachés à son propre corps. Selon les documents cités par la presse, cette menace a conduit au déploiement d'équipes spécialisées dans les explosifs et d'unités cynophiles pour fouiller l'enceinte.

Un troisième signalement, distinct, a visé le même match : un appel affirmant que trois engins explosifs avaient été dissimulés dans des poubelles à l'intérieur du stade. Aucune bombe n'a été retrouvée à l'issue des fouilles menées par les artificiers et les équipes cynophiles. Il convient donc de parler d'un signalement resté sans confirmation matérielle, et non d'une découverte d'explosifs.

Ronaldo, du harcèlement plus que des menaces d'attentat

Les mêmes documents évoqueraient également Cristiano Ronaldo, mais dans un registre différent : celui du harcèlement et de la filature par des admirateurs plutôt que de la menace d'attentat. Le 14 juin, un employé de la FIFA aurait signalé un homme posant des questions insistantes sur le lieu de résidence du joueur portugais. Deux jours plus tard, la police de Houston aurait interpellé cet homme à l'hôtel où logeait la sélection du Portugal.

D'autres incidents auraient suivi au Canada, où un supporteur aurait tenté de s'introduire dans un ascenseur avec Ronaldo sous prétexte de prendre une photographie, ainsi qu'à Miami. Un spectateur portant le maillot du joueur aurait également envahi la pelouse lors du match entre le Portugal et la Croatie. Ces épisodes, tels que rapportés, relèvent d'un registre nettement distinct de celui des menaces explosives visant Messi.

« Il convient de parler d'un signalement resté sans confirmation matérielle, non d'une découverte d'explosifs. »

François Letexier, l'arbitre menacé jusque dans son foyer

Les mêmes documents établiraient un lien direct avec la France. Après le match entre l'Argentine et l'Égypte, l'arbitre français François Letexier aurait reçu plus de 6000 messages de menace via WhatsApp. La police française aurait dû assurer sa protection ainsi que celle de sa famille et de son domicile. L'arbitre assistant vidéo français Willy Delajod aurait lui aussi fait l'objet de menaces distinctes.

D'autres joueurs visés

Le rapport, selon Información, mentionnerait plusieurs autres joueurs. Le Norvégien Alexander Sørloth et son épouse auraient reçu des menaces de mort après une occasion de but manquée. Le Colombien Jaminton Campaz aurait été menacé après un penalty raté, au point de ne pas rentrer dans son pays avec le reste de sa sélection par mesure de précaution. Le Français Lucas Digne aurait quant à lui été menacé après un penalty concédé face à Lamine Yamal lors du match entre la France et l'Espagne.

La Corée du Sud, une sélection entière visée

Selon la même source, l'équipe de Corée du Sud aurait elle-même reçu des menaces de mort après son élimination au premier tour, contraignant les autorités à déployer une protection policière renforcée jusqu'au départ de la délégation du territoire américain.

Ce que confirme le FBI, ce qu'il ne confirme pas

La chaîne de sourcing, à ce stade, se résume ainsi : le quotidien espagnol Información affirme avoir consulté des documents internes de l'IPCC, un centre dont l'existence et le fonctionnement sont bien confirmés par le FBI. Mais le contenu spécifique relatif à Lionel Messi, aux menaces à la bombe et aux autres joueurs cités n'a fait l'objet d'aucune confirmation officielle publiée par le FBI à ce jour.

Cette distinction n'enlève rien à la gravité des faits rapportés, largement repris depuis par la presse espagnole et internationale. Mais elle interdit de parler d'une « tentative d'assassinat déjouée » contre Lionel Messi, comme l'ont fait certains titres. Les éléments disponibles décrivent des menaces, des signalements et des publications, pas une tentative d'attentat effectivement engagée puis interrompue.

Le tableau qui se dégage de ces documents, sous réserve de confirmation officielle complète, est celui d'une compétition disputée sous une pression sécuritaire inédite, où joueurs, arbitres et sélections entières ont dû composer avec des menaces allant du simple harcèlement à l'alerte à l'explosif, sans qu'aucune n'ait, en définitive, débouché sur un passage à l'acte.

Par la rédaction • L'Appel · L'Appel
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