Un cinquième été de canicules s'annonce, et les gestes simples qui sauvent restent les plus négligés.
38 degrés attendus dans la vallée du Rhône ce samedi. Douze départements en vigilance orange. Et, en toile de fond, un été qui n'a jamais vraiment cessé d'être chaud depuis la mi-juin. Météo-France a publié ce samedi 8 août 2026 à 6 heures son dernier bulletin de vigilance, confirmant qu'un nouvel épisode de fortes chaleurs touche une large partie du pays pour tout le week-end.
Douze départements sous vigilance orange
La Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère et le Rhône basculent en vigilance orange pour fortes chaleurs à partir de midi ce samedi. Ils rejoignent les Alpes-Maritimes, l'Ardèche, la Drôme, le Gard, le Var, le Vaucluse, ainsi que la Corse-du-Sud et la Haute-Corse, déjà placés en orange depuis vendredi et maintenus tout le week-end.
Météo-France annonce des pics de chaleur dans le Sud-Ouest et le long de la vallée du Rhône, avec des pointes avoisinant les 38 degrés ce samedi. Dimanche, la chaleur restera marquée sur de nombreuses régions, avec des maximales relativement similaires. Un léger répit est attendu lundi, avant qu'un nouvel épisode caniculaire ne s'installe sur de nombreuses régions du pays.
Un été qui ne connaît plus de pause
Ce nouvel épisode s'ajoute à une liste déjà longue. Une canicule précoce fin mai, un épisode historique du 17 au 30 juin, puis une vague du 4 au 19 juillet qui, avec ses 16 jours consécutifs, figure parmi les plus longues jamais enregistrées en France, juste derrière celles de 1983 et 2006. Une quatrième vague de chaleur est en cours depuis le 28 juillet, portant les températures jusqu'à 41 degrés à Bergerac et plus de 40 degrés à Tarbes, Angoulême et Bordeaux.
Depuis le 12 juin, l'indicateur thermique national reste sans interruption au-dessus des normales de saison, un fait exceptionnel dans les relevés disponibles depuis 1947. Météo-France n'exclut pas que cette accumulation de records fasse de l'été 2026 le plus chaud jamais mesuré en France, devançant l'été 2003, référence historique jusqu'ici indépassée.
Ce qu'il faut faire
Santé publique France rappelle les gestes de base à adopter sans attendre les premiers symptômes. Boire de l'eau régulièrement, avant même de ressentir la soif, en privilégiant une eau à température ambiante plutôt que glacée. Se mouiller le corps plusieurs fois par jour à l'aide d'un brumisateur, d'une douche ou d'un linge humide, pour aider l'organisme à évacuer la chaleur. Passer plusieurs heures dans un lieu frais, chez soi ou dans un espace climatisé accessible comme une bibliothèque ou un centre commercial.
Les personnes âgées, isolées ou en situation de handicap peuvent se faire connaître auprès de leur mairie pour figurer sur le registre communal, qui permet aux services municipaux de prendre régulièrement de leurs nouvelles pendant les épisodes les plus intenses. Donner et prendre des nouvelles de ses proches reste, selon les autorités sanitaires, l'un des réflexes les plus simples et les plus efficaces.
Ce qu'il ne faut surtout pas faire
Ne jamais laisser une personne, et en particulier un enfant, seule dans une voiture, même quelques minutes, la température intérieure pouvant y grimper de façon spectaculaire. Éviter l'alcool, qui réduit la capacité de l'organisme à lutter contre la chaleur et accentue la déshydratation, ainsi que les boissons très sucrées ou riches en caféine, qui augmentent la production d'urine.
Mieux vaut également éviter les efforts physiques intenses et les sorties entre midi et 16 heures, d'autant plus lorsque les épisodes de chaleur s'accompagnent de pics de pollution à l'ozone. Les douches glacées, souvent perçues comme un soulagement immédiat, sont elles aussi déconseillées : l'organisme réagit en resserrant les vaisseaux sanguins, ce qui limite au contraire l'évacuation de la chaleur.
Les signaux qui doivent alerter
Crampes, fatigue inhabituelle, maux de tête, fièvre dépassant 38 degrés, vertiges ou propos incohérents : ces signes doivent conduire à contacter rapidement un médecin traitant. En cas de malaise ou de situation d'urgence, les autorités sanitaires rappellent qu'il faut composer le 15 pour le Samu, le 18 pour les pompiers, ou le 112, numéro d'urgence unique valable dans toute l'Union européenne.
La vigilance météorologique, mise à jour au moins deux fois par jour, reste consultable en temps réel sur le site de Météo-France. Le bulletin de ce samedi matin le rappelle sobrement : la situation est susceptible d'évoluer d'ici la fin du week-end.






